Mirko Zanetti

Publié dans Portrait.

J’ai vu le jour en 1960 à Bellinzona et je suis resté au Tessin jusqu’à l’obtention d’un certificat de maturité au collège de Locarno, en 1979. A l’époque il fallait obligatoirement  quitter la douceur du Sud des Alpes afin de poursuivre ses études. Je me suis donc retrouvé à Lausanne, en faculté de droit, plus « pour voir » que par réelle conviction.  Ne développant pas, au fil du temps,  plus d’intérêt pour cette matière, la sanction tomba logiquement avec un échec  aux examens de 1ère année.  Dès l’année suivante mon arrivée j’ai donc quitté cette ville que je n’appréciais pas outre mesure avec sa configuration en pente.  De retour au Tessin pour l’accomplissement de mes devoirs militaires, j’ai pu me rendre compte de mon état de forme physique peu performant lors des différents exercices que l’on effectue lots d’une école de recrues dans l’infanterie. Et tout particulièrement de réaliser que j’avais le souffle court. 

De retour en Suisse Romande, à Genève cette fois, à la fin de mes 4 mois pénitence, je me suis retrouvé dans un foyer pour étudiants. Ce fut un moment de ma vie qui  m’a considérablement ouvert l’esprit, de par les rencontres avec des gens de tous les horizons que j’ai pu effectuer dans ce cadre. Et c’est également à cette époque et un peu par hasard que a eu lieu mon initiation au monde de la course à pied. Un copain en excédent de poids qui s’était mis à faire de la course pour maigrir m’a lancé un défi .. tu viens avec moi la prochaine fois ?  Et c’est en constatant à quel point j’avais du mal à suivre et pire encore de voir, après coup, comment les courbatures m’empêchaient de descendre normalement  les marches de l’escalier, que je me suis dit : il faut faire quelque chose !

Tout en étant fumeur, je me suis mis, à l’âge de 20 ans, à faire régulièrement un peu de « jogging ». C’était un terme qui venait plus ou moins d’apparaître et à l’époque le choix de baskets n’avait rien à voir avec celui dont on profite de nos jours.  Ma 1ère paire fut donc « le Coq Sportif » une marque qui a depuis disparu, du moins dans le domaine de la chaussure de sport.

Voilà donc que j’entrais dans l’âge adulte avec au moins une bonne habitude, celle de me bouger  un peu une à deux fois par semaine. Ce n’est que beaucoup plus tard, à l’avantage de ma grande décision il y a une dizaine d’années, de ne plus subir la dépendance du tabac, que je suis progressivement devenu un vrai mordu de la course à pied.  Le fait de m’être enfin débarrassé de la cigarette, m’a ouvert de nouveaux horizons. Je pouvais courir plus longtemps et plus vite. Ainsi je pouvais me lancer de vrais défis, dont celui de mon 1ersemi marathon, à Lausanne, en 2001. Le fait d’arriver au bout fut en quelque sorte une révélation de ce que l’on pouvait faire par la simple volonté et fut le début de la participation à une longue série de courses. Je me suis aperçu que, à côté des classiques, telles L’Escalade, 20 Km de Lausanne, Morat-Fribourg etc , il y a toute une série de petites courses qui n’en sont pas moins très intéressantes.  Je viens d’en faire une en Valais, la « course des 2 Bains », Saillon-Ovronnaz, que je conseille à toutes celles et ceux qui aiment sortir un peu des sentiers les plus courus… et qui aiment les montées. 

Encore un petit mot sur mon Club « préféré et unique » du Stade Genève. C’est avec les coureurs des Gobes-Bitumes que j’ai appris à connaître les coins et les recoins de notre beau Canton de Genève et France voisine  avec « notre » Salève! 

Beaucoup d’eau a coulé sous le pont de l’Arve au Stade du Bout du Monde depuis mon 1er entraînement du samedi avec les copains des Gobes-Bitumes. C’est en courant en groupe que j’ai appris un certain nombre de choses, notamment à faire la différence entre « entraînement » et « compétition », ce qui au départ était loin d’être évident !

En l’occasion de ce jour de mon 50ème anniversaire, je n’ai qu’un seul vœu à faire, celui de profiter d’une bonne santé me permettant de m’adonner à ma passion de la course à pied encore pendant de nombreuses années !