La Cendrée

Charly Cousin nous a quitté (16 mai 2017)

Écrit par Pierre-André d'ARBIGNY. Publié dans Portrait.

C'est avec tristesse que nous avons appris le décès de Charly Cousin, membre fidèle du Stade Genève depuis plus de 40 ans.

(Charly est à gauche sur cette photo datant des années 80)

Noël Borgognon :
 
"Mardi 16 mai nous étions en balade dans l'Oberland Bernois. Aux environs de 11h30, Charly s'est subitement effondré.
 
Malgré l'arrivée rapide de l'hélicoptère et les efforts des médecins, Charly est décédé sur place. 
 
Ces dernières années Charly s’était investi dans l’organisation et le déroulement du Walking de la Course de l'Escalade.
 
Il était l’un des principaux collaborateurs de Jean-Pierre Passerat pour gérer les 60 bénévoles qui s’activaient dans les zones d’attente. Dès que le dernier marcheur était parti, Charly était à la tête des Anges-Gardiens, cette vingtaine de bénévoles, en majorité des stadistes, qui à l’arrière du peloton encourageaient les walkers qui avaient de la peine à suivre.
 
Grâce à Charly et sa formidable équipe, aucun walker n’a été laissé sur le bord de la route.
 
On gardera de lui le meilleur des souvenirs."
 
Pour les obsèques merci de vous référer à l'avis officiel : pdf Avis de décès de Charly Cousin (171 KB)

Camille Bellomo nous a quitté le 4 août 2016

Écrit par Pierre-André d'ARBIGNY. Publié dans Portrait.

Camille Bellomo était membre du Stade depuis 1956.

Jean-Noël Borgognon nous relate quelques anecdotes :

Plusieurs stadistes avaient gardé un contact avec Camille, en particulier Michel Lutolf.  Moi aussi je le voyais de temps à autre. Le mardi 26 juillet dernier nous lui avons rendu visite, son épouse était aussi présente. Nous nous sommes rendus dans l'unique café d'Albinen (VS) pour partager un repas puis nous avons continué la discussion chez eux.

Pendant plus de 4 heures, nous avons parlé des merveilleuses années passées au sein du Stade Genève, de 1956 à 1992. Michel et Camille ont parlé de plusieurs dizaines de stadistes qui faisaient de la compétition et/ou des entrainements durant toutes ces années.

Le Stade Genève a été très important dans la vie de Camille, il s'entrainait tous les jours, ce pendant 36 ans, durant la pause de midi au Bout-du-Monde. L'un de ses parcours favoris était le "Marais".

Camille a été inhumé lundi 08 août 2016 à Albinen.

 

Peter Gaelli

Écrit par Garance Kohler. Publié dans Portrait.

Peter est né le 25 avril 1955 à Schaffhouse. Elevé dans une famille très sportive il pratiquait avec son père et ses deux frères beaucoup de sports différents. Vers 13 ans, il a débuté l'athlétisme grâce à son père qui lui-même faisait des concours multiples.

Vers 16 ans, il intègre le LC Schaffhouse et s'engage parallèlement dans un apprentissage.

N'ayant pas la morphologie pour le sprint, il se spécialise rapidement dans les courses nécessitant de l'endurance.

A 18 ans, il est dans l'équipe nationale junior et participe aux championnats du monde de cross à Monza en 1973 ou il a terminé 66ème.

C'est à 19 ans qu'il intègre le club STV Winterthur qui comptait parmi les meilleures équipes du pays aux CSI. Il s'entraine alors tous les jours, principalement pour les courses sur pistes de 800m au 5000m ainsi que le cross. Il a d'ailleurs participé à quelques courses internationales.

C'est aussi à cette époque, en fin de saison 1975, que pour se tester il court son premier marathon, le Marathon de la Forêt-Noire qu'il termine avec un super chrono de 2h44'.

Il arrive à Genève à 23 ans dans le cadre de son travail pour y passer 1 à 2 ans. Il connaissait déjà quelques personnes du Stade Genève, dont Werner Nikles, Franz Bühler etc., et court avec eux. Il y rencontre sa femme, membre du Stade et sprinteuse et devient à son tour membre du Stade Genève en 1978, club qu'il n'a pas quitté depuis… tout comme Genève.

Il est bien évidemment de la première course de l'escalade en 1978, comme des suivantes. A l'époque, il y avait moins de concurrents se souvient-il et pas encore des coureurs africains.

Avec l'âge, Peter augmente ses distances de course et s'engage de plus en plus sur des marathons au détriment de la piste.

Très compétiteur, il enchaîne les marathons de New York, Berlin, Londres, Canberra… jusqu'à 3-4 marathons par année.

Ses résultats lui permettent d'être invité 3 fois de 1982 à 1984 au Marathon de la Francophonie à Chicoutimi au Quebec où il a gagné en 1984 avec un chrono de 2h23m37. Il est également invité au Marathon de Montréal en 1984 et 1985 ou il a terminé 28éme et 30ème.

Il établit son record sur cette distance au Marathon International de Genève en 1984 en 2h20'41'' se plaçant à la 15ème place et 2ème meilleur Suisse. C'était une année exceptionnelle avec 4 marathons courus en dessous de 2h 30 – la meilleure année de sa carrière – mais aussi la naissance de sa première fille.

En 1985 il termine 6ème des championnats suisses de marathon qui se déroulait à Tenero au Tessin en 2h22m44, a à peine 2 minutes de la médaille de bronze !

A cette époque le niveau des marathoniens genevois était très élevé, même au niveau suisse : entre 1982 et 1986 il y avait 8 marathoniens genevois (Werner Nikles, Jean-Pierre de Greck, Pierre Dominique, Robert Bowers, Dominique Zehfus, Raymond Schwitzguebel, Fritz Oswald Peter Gälli) qui ont couru le marathon sous les 2h 30 !

Malgré sa constante et ses très bons résultats, il n'a jamais eu une médaille aux Championnats de Suisse, certainement en partie parce qu'il y avait beaucoup d'excellents coureurs de sa génération (Markus Ryffel, Bernard Vifian, Bruno Lafranchi etc.). Il faut dire qu'à l'époque l'athlétisme était très populaire et l'offre sportive était moins étoffée qu'aujourd'hui.

Il court son dernier marathon à Jussy aux championnats suisses en 1986 où il termine 8ème en 2h26m51.

Il courra désormais en "amateur", pour le plaisir et réduit le nombre de ses entraînements. Il diversifie ses activités sportives : vélo l'été, ski de fond l'hiver. Toujours beaucoup de sport d'endurance mis à part l'unihockey qu'il apprécie énormément et qu'il pratique encore maintenant avec des copains du club UHC Genève. Encore aujourd'hui, il court tous les mercredis avec ses amis. Une de ses filles avait également intégré le Stade Genève pendant quelques années et Peter regrette qu'elle n'ait pas poursuivit car elle avait de grandes capacités.

Très impliqué dans le groupe des Gobe Bitume, Peter garde un merveilleux souvenir de leurs nombreux déplacements collectifs à des courses à travers de la France et aux divers marathons comme à Bordeaux, Londres, Berlin etc. Il se souvient en particulier d'un groupe de 30 à 40 coureurs du club qui a participé en 1983 au Marathon de New York. En général, il aime toujours autant l'ambiance des CSI qui sont des supers rendez-vous, autant en tant que participant que qu'en tant que bénévole. Il se souvient également qu'il y avait de très nombreuses courses sur le canton et dans la région qui permettaient de se retrouver.

Aujourd'hui, Peter participe toujours aux compétitions… en tant que bénévole. Il était d'ailleurs sur le terrain lors des derniers championnats suisse élite à Genève et y sera certainement en juillet 2016 pour les prochains.

Le Stade Genève a beaucoup évolué. A l'époque de Peter, le groupe Gobe Bitume était très nombreux mais les athlètes inventaient principalement ensemble leurs entraînements. Le Stade est désormais plus professionnel grâce aux entraîneurs diplômés et à l'encadrement de Jessica. Il y a aussi beaucoup plus d'athlètes femmes : à part en sprint et quelques rares Elites, il n'y avait pratiquement pas des populaires féminines sur le stade.

Il y avait également une forte implication pour faire vivre le club et récolter des fonds comme un grand loto organisé chaque fin d'année avec l'aide d'une centaine de bénévoles et qui jouissait d'un grand succès.

Aujourd'hui, le Stade Genève a la chance de pouvoir toujours compter sur ses bénévoles et ses entraîneurs passionnés. Il y a en effet de plus en plus d'inscrits qui débutent jeunes. Mais Peter trouve que ces jeunes ont tendance à arrêter plus vite, à ne pas continuer à l'âge adulte ou en Elite, peut-être parce que l'offre sportive est plus large et attractive. Cependant, tout comme à son époque, l'état d'esprit dans l'athlétisme en général et au club en particulier est très respectueux et agréable.

En conclusion, Peter a de très bons "souvenirs athlétiques" aussi bien sportifs que festifs, familiaux et amicaux et reste toujours attaché au club et au stade du Bout du Monde qui offre en pleine ville un enclos de verdure dédié au sport.

GAELLI Peter.pdf

Mirko Zanetti

Écrit par Mirko Zanetti. Publié dans Portrait.

J’ai vu le jour en 1960 à Bellinzona et je suis resté au Tessin jusqu’à l’obtention d’un certificat de maturité au collège de Locarno, en 1979. A l’époque il fallait obligatoirement  quitter la douceur du Sud des Alpes afin de poursuivre ses études. Je me suis donc retrouvé à Lausanne, en faculté de droit, plus « pour voir » que par réelle conviction.  Ne développant pas, au fil du temps,  plus d’intérêt pour cette matière, la sanction tomba logiquement avec un échec  aux examens de 1ère année. 

Connexion