Récit du camp de CECINA 2012

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D’année en année, le camp d’entraînement de Cecina tient toutes ses promesses. Et une nouvelle fois, le stage a été une réussite.

Cecina 2012: Photo de Groupe

 

-       C’est dingue, mais j’ai l’impression qu’on est toujours plus nombreux

-       Allez, les petits derrière, les grands devant ! Ahahah !!

 

 

-       Y’aura bientôt autant de filles que de garçons !

-       Alors, prêt pour l’endurance à la kenyane cet après-m’ ?

-       Et Marco, c’est qui les équipes de l’Américaine ?!

-       Hum, une glace au SLAP !!! Me réjouis de ce soir !!

-       Souriez ! Le p’tit oiseau va sortir!!

Le rituel de la photo de groupe en dit long sur le camp que nous avons vécu à Cecina. Oui, nous étions nombreux cette année, une délégation de 31 dont 10 filles. Un record, résultat du nouveau souffle inspiré par Marco ces dernières années. Et non, Cecina n’a pas changé. Le soleil, la plage, la pinède où certains ont parcouru plus de 100km, les glaces. Un vrai bonheur pour le groupe de fond et demi-fond du Stade. Un groupe mélangeant toutes les générations, des pionniers Claude Rapin et Pierre, aux novices découvrant le camp pour la première fois. Issu de cette nouvelle vague, Julien Wanders s’est vu confié la mission d’écrire le récit du camp Cecina 2012. Le voici :

 

Sur la piste noire

Vendredi : « Pour devenir meilleur, il faut déjà accepter de se déplacer et d’aller chez les meilleurs »

Vendredi, départ à 5h45, réveil légèrement dur mais tout le monde était motivé. Dans le bus du Stade, pour les jeunes, la première moitié du voyage, c’était plutôt dodo. Mais petit à petit le car s’est éveillé et l’ambiance était au rendez-vous. 7h30 plus tard, première entrée dans le magnifique cadre de Cecina. Beau temps, douceur, que du bonheur ! A peine le temps de s’installer que déjà, Marco annonce le premier entraînement. Après cette première séance régénérative fort plaisante, les jeunes Warriors allèrent se baigner dans une eau légèrement fraîche ( 14-15 degrés). Puis à  19h30, nous avions rendez-vous pour aller manger. C’est là que nous vîmes défiler les fameux plats de pâtes,  «l’or des coureurs».

Samedi : «Au Kenya, chaque jour est un combat»

Le lendemain, réveil à 7h15. Après avoir fait le plein de vitamines C et d’avoir goûter aux délicieux croissants au sucre (mmmh !), nous avions carte libre jusqu’à 10h. Certains en profitaient pour rattraper des heures de sommeil pendant que d’autres préféraient améliorer leurs abdominaux. A 10h, tous étaient fin près pour une séance de sprint sur la mythique piste de Cecina, qui, cette année, s’était uniformisée en ... en noire! Et le gardien, une dent de moins que l’an passé, de nous accueillir à bras ouverts et de nous confier les clés du stade pour la semaine !

L’après-midi, le premier entraînement un peu plus poussé eut lieu : (2000-1500-1000) x2 pour les fondeurs, (1500-1000-500) x2 pour les demi-fondeurs et (1000-800-400) x2 pour les starters. Sur le « tapis » de la pinède, les chronos exigés furent atteint sans problème par tous. Puis, vînt l’heure de la baignade quotidienne pour les jeunes Warriors, vagues de 2m en Méditerranée : on voit pas ça tous les jours !! Maxence pourra vous le raconter mieux que moi! (Genou + Vague de 2m = oeil au beurre noir).

Dimanche : «Travailler plus pour réussir ! »

Dimanche de Pâques, le matin, les jeunes avaient des jeux sur la plage et les grands footing dans la pinède. L’après-midi, course au rythme de base pour certains et pour ceux qui ressentaient des douleurs, c’était du vélo. Nous croyions en avoir fini pour la journée mais l’heure de la condition physique avait sonné. Nous enchaînâmes alors des répétitions de différents exercices durant de longues minutes. La moindre parcelle de notre corps eut été travaillé lors de ces abdos fort sympathiques. Le soir, Myriam nous conseilla de bien dormir en vue de l’entraînement du lendemain. Chacun avait sa petite idée sur ce qui l’attendait.

Lundi : «Il n’y a pas de gloire sans sacrifices»

Le lundi, après une séance de sprint le matin, Claude Rapin, notre masseur, fut pris d’assaut. Tout le monde voulait être au top pour l’entrainement de l’après-midi. A 16h25, l’entraînement tant attendu fût annoncé ... LA KENYANE ! Il s’agissait de courir durant 55-60’ (starters), 65-70’ (demi-fondeurs), 75-80’ (fondeurs) et d’accélérer chaque 10 minutes de 10 secondes. Chaque palier était une épreuve. Devenus Kenyans l’espace d’une heure, nous nous sommes donnés à leur maximum essayant de repousser leurs limites le plus loin possible jusqu’à en devenir blanc. Un bon nombre de kilomètres furent accumulés. Après cette incroyable séance, la plupart allèrent tremper leurs mollets (très durs !) dans l’eau froide de la mer (quoi de mieux pour récupérer). Après le repas vint le temps pour nous de sortir et de porter un toast en l’honneur de ceux qui nous quittaient le lendemain. Sur la place centrale, on débuta une séance de drague qui ne fut pas du goût des ragazzi italiens. Jaloux, ceux-ci essayèrent de nous « embrouiller ». Mais le visage de boxeur de Maxence les effraya et notre sauveur Baptiste les calma. Finalement, Dimitri fit valoir ses connaissances d’italien et tout rentra dans l’ordre. Tutti amici !

Mardi : «Ici tout est dur : tu manges c’est dur, tu dors c’est dur, tu coures c’est dur, tu NAGES c’est dur»

Le mardi s’annonçait être un journée reposante : jeux le matin et repos l’après-midi. Mais Vincent en eut décidé autrement. C’est ainsi qu’il proposa un jeu auquel nous allions tous adhérer : rallier depuis la plage la bouée la plus proche puis revenir (400m environ). Tout se passa bien, mais à cause du choc thermique, après être sorti de l’eau, Vincent tomba en légère hypothermie. Heureusement, on s’occupa de lui et, après avoir utilisé toute l’eau chaude de l’hôtel, le marteau-piqueur se remit de son aventure. (ouf!)

Mercredi : «Go hard or go home»

La journée de mercredi débuta avec un footing en forêt. Le temps se gâta rapidement. Un orage éclata, et des trompes d’eau s’abattirent. Une épidémie fit également son apparition au sein du groupe. Yannick en fut la première victime. Ce jour-là, Marco qui tiendra secret le programme des entrainements jusqu’au bout, avait avancé l’heure du repas de midi. Ca sentait les séries sur piste tout ça! En effet, nous ne fûmes pas déçus de découvrir le programme de l’après-midi. Tandis que les fondeurs empilèrent des 500m, les autres avaient une autre série : (500-300-200) x2 + 2x200. Malgré le terrible vent de face qui soufflait et les temps demandés très exigeants, presque tous réussirent à terminer leurs séries. Soulagés d’avoir mis fin à leurs souffrances, les jeunes allèrent se faire retourner dans les vagues, qui avaient véritablement enflées, jusqu’à atteindre 2m50.

Jeudi : «la règle des trois T : talent, travail, temps»

En contraste avec le jour précédent, nous nous réveillâmes sous le soleil et la chaleur. Les starters en profitèrent pour jouer au foot et au volley sur la plage alors que les grands faisaient un léger footing à travers les conifères. Il faut savoir que Yannick avait transmis le symptôme «vomito» à Adeline qui elle-même influa sur Pierre. Les mollets durcis par l’entraînement de la veille, le mezzo de l’après-midi ne s’avérait pas facile. Au diner, les entraîneurs annoncèrent les équipes de la traditionnelle américaine de fin de camp. Il y avait trois équipes de garçons : n°1 - Baptiste, Dimitri, Christopher/ n°2 - Yannick, Florian, Nathaniel/ n°3 - Simon, Joaquim et moi-même. Et trois équipes filles (+ Vincent) : n°1 - Delphine, Natalie, Lili/ n°2 - Adeline, Julia, Estelle/ n°3 - Alena, Laure, Vincent. Après cette information, les kenyans se réunissèrent par équipes pour discuter de la tactique idéale à adopter pendant que les adultes faisaient leurs pronostics…

Vendredi : «Tu fonces ou tu défonces»

C’est bien connu, la nuit porte conseil et fut animée par de longues discussions quant à la tactique à utiliser pour l’emporter le lendemain… Les équipes peaufinèrent leur stratégie durant la matinée. Dans le bus qui nous amenait au stade, la tension se fit sentir même si tout le monde faisait sans blanc de rester calme. Marco nous annonça l’heure du départ. L’échauffement était libre. Certains s’amusaient à faire des multisauts (Florian), tandis que d’autres étaient plus sérieux et entraînaient leurs passages de témoins. La course s’annonçait très serrée dans les deux catégories. Mais grâce à leur expérience et à leur tactique, l’équipe n°2 s’impose chez les garçons devant l’équipe n°3, qui avait malheureusement laissé tomber leur témoin dans un des passages. L’équipe n°1 ferma la marche avec le mérite d’avoir tout donné. Chez les filles, la victoire revint à l’équipe n°2 et la team n°3 coiffa sur la ligne la team n°1. On félicitera tous ces athlètes pour ce magnifique spectacle.

Littéralement absorbés par la dimension de cette «compétition», nous ne nous étions même pas rendus compte que nous passions nos dernières heures en terres italiennes.

Pour célébrer la fin du camp, Marco offra une tounra générale de gelatti. Avec pour seule consigne d’être à l’heure au déjeuner du lendemain, la dernière nuit promettait d’être courte. Certains passèrent une soirée bien arrosée et pour tous, la fiesta du vendredi soir resta mémorable tout comme l’ensemble du camp.

Au final, ce fut un camp splendide aussi bien au niveau des entraînement, très variés, qu’au niveau de l’ambiance générale, génialissime. Il ne reste plus qu’à observer la progression dans les prochaines compétitions sur piste. Et surtout, on remet ça l’année prochaine!

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